PhildeFaire

Ame brisée – Akira Mizubayashi

« Rei éprouva comme une brûlure d’estomac, une chaleur acide, à la fois intense et diffuse, qui vous monte à la gorge. Un énorme bloc d’émotions glacées se mettait à fondre peu à peu sous l’effet de cette chaleur intérieure dormante. Le temps se défossilisait, recommençait à trembler. »

Tokyo, 1938. Quatre musiciens amateurs passionnés de musique classique occidentale se réunissent régulièrement au Centre culturel pour répéter. Autour du Japonais Yu, professeur d’anglais, trois étudiants chinois, Yanfen, Cheng et Kang, restés au Japon, malgré la guerre dans laquelle la politique expansionniste de l’Empire est en train de plonger l’Asie. Un jour, la répétition est brutalement interrompue par l’irruption de soldats. Le violon de Yu est brisé par un militaire, le quatuor sino-japonais est embarqué, soupçonné de comploter contre le pays. Dissimulé dans une armoire, Rei, le fils de Yu, onze ans, a assisté à la scène. Il ne reverra jamais plus son père… L’enfant échappe à la violence des militaires grâce au lieutenant Kurokami qui, loin de le dénoncer lorsqu’il le découvre dans sa cachette, lui confie le violon détruit. Cet événement constitue pour Rei la blessure première qui marquera toute sa vie… Dans ce roman au charme délicat, Akira Mizubayashi explore la question du souvenir, du déracinement et du deuil impossible. On y retrouve les thèmes chers à l’auteur d’Une langue venue d’ailleurs : la littérature et la musique, deux formes de l’art qui, s’approfondissant au fil du temps jusqu’à devenir la matière même de la vie, défient la mort.

Schubert String Quartet No. 13 Rosamunde
I. Allegro ma non troppo

Tesla Quartet : Ross Snyder & Michelle Lie, violons ; Edwin Kaplan, alto ; Serafim Smigelskiy, violoncelle

Schubert : Quatuor n° 13 en la mineur D. 804  » Rosamunde »
III. Minuetto, Allegretto,

Quatuor Ardeo : Carole Petitdemange, Mi-sa Yang (violons), Yuko Hara (alto) & Joëlle Martinez (violoncelle)
interprètent le 3e mouvement (Minuetto, Allegretto, Trio) du Quatuor n° 13 en la mineur D. 804  » Rosamunde » de Franz Schubert.
Extrait de l’émission Soirée spéciale France Musique sur son 21 enregistrée le 13 janvier 2021 au Studio 104 de la Maison de la Radio.

Johann Sebastian Bach : Gavotte en Rondeau from the Partita for solo violin No. 3 in E major, BWV 1006

Gil Shaham, violin
Encore recorded at a concert of the Berliner Philharmoniker, 10

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Île de Ré – Claude Nougaro

Dans l’île de Ré
Ma belle adorée
Je t’emmènerai
Bientôt


Au mois le plus tendre
Le mois de septembre
Où l’on peut s’étendre
Bien seuls

Regardant la plaque
Des flots et les flaques
Que les soirées laquent
D’argent,


Regardant les teintes
Allumées, éteintes,
D’une toile peinte
Par un génie clair


Dans l’île de Ré
Ma belle adorée
Je t’emmènerai

Tout beau


Remontant l’aorte
D’une route accorte
Nous irons aux Portes
Au bout


Mes parents y vivent
Tout près de la rive
Brodée de salives
Nacrées


Là, la fleur marine
Par les deux narines
Grise la poitrine
D’un encens sucré


Sur le tapis mousse
De la plage rousse
Soudain je te pousse
Alors


Voici le célèbre
Cliché de vertèbres,
De bras et de lèvres
Roulant


Sur le drap de sable
Que l’eau imbuvable
Lessive inlassable
Nettoie

Effaçant l’empreinte
Pourtant sacro-sainte
De la longue étreinte
De nos cœurs en croix


Quand la lune brûle
L’îlot majuscule
Dont tintinnabulent
Les ports


Sur les pierres vieilles
Je nous appareille
De phrases vermeilles
Partons


Nous jetterons l’ancre
Dans le flacon d’encre
D’une nuit qu’échancre
Là-bas


Le phare sirène
Du cap des Baleines
Tournant la rengaine
D’amour d’au-delà


Dans l’île de Ré
Ma belle adorée
Je t’emmènerai
Demain


Ta main dans la mienne
Come rain or come shine
Comme reine ou comme chaîne
Je t’aime


Rois mages en cohorte
Barbe Bleue des Portes
L’océan t’apporte
La clé


La clé du mystère
Pour toi, ma Miss Terre
Que tu sauras taire
Dans l’île de Ré.

Source : Musixmatch

Paroliers : Claude Nougaro / Loic Pontieux

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Aucun express – Alain Bashung

Aucun express ne m’emmènera
Vers la félicité
Aucun tacot n’y accostera
Aucun Concorde n’aura ton envergure
Aucun navire n’y va
Sinon toi

Aucun trolley ne me tiendra
Si haut perché
Aucun vapeur ne me fera fondre
Des escalators au chariot ailé
J’ai tout essayé
J’ai tout essayé

J’ai longé ton corps
Épousé ses méandres
Je me suis emporté
Transporté
Par-delà les abysses
Par-dessus les vergers
Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée
Je me suis emporté
Transporté

Aucun landeau ne me laissera
Bouche bée
Aucun Walhalla ne vaut le détour
Aucun astronef ne s’y attarde
Aucun navire n’y va
Sinon toi

J’ai longé ton corps
Épousé ses méandres
Je me suis emporté
Transporté
Par-delà les abysses
Par-dessus les vergers
Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée
Je me suis emporté
Transporté

Aucun express ne m’emmènera vers
La félicité
Aucun tacot n’y accostera
Aucun Concorde n’aura ton envergure
Aucun navire n’y va
Aucun

J’ai longé ton corps
Épousé ses méandres
Je me suis emporté
Transporté
Par-delà les abysses
Par-dessus les vergers
Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée
Je me suis emporté
Transporté

Source : LyricFind

Paroliers : Alain Bashung / Jean Marie Fauque / Richard Mortier

Paroles de Aucun express © Universal Music Publishing Group

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La jeunesse difficile de mon grand-père, Georges Chabosseau

Les parents de Georges, François Constant Chabosseau et Marie-Louise Bichon se marient à Saint Jean de Thouars, le 25 janvier 1897, François a 24 ans, Marie Louise 18 ans.
Le 5 décembre 1897 naît Emilienne Octavie, le premier enfant du couple.

1901, Recensement, Hameau de Boucoeur, commune de Saint Varent, Deux-Sèvres

En 1901, François Constant, Marie-Louise et Emilienne habitent le hameau de Boucoeur sur la commune de Saint Varent. Ils ont rejoint Louis Auguste Chabosseau, le frère de François Constant, qui s’est marié avec Anastasie Gaury, déjà mère d’une petite Célestine Clémence Louise Bernard, fille qu’Anastasie a eu d’un premier mariage.

Georges Emile, mon grand-père, naît à Boucoeur, le 13 février 1902.

Son père, François Constant est porté sur la boisson et quand il a un coup dans le nez…
En 1905 alors qu’il effectue une période d’exercices en tant que soldat de réserve, il écope de 6 jours d’emprisonnement pour coups et blessures.

Aux recensements de 1906 et 1911, la famille Chabosseau : François Constant, Marie-Louise et les deux enfants Emilienne et Georges, est revenue vivre à Saint Jean de Thouars. Ils habitent : Chemin d’intérêt commun n°35 de Thouars à Saint Varent.

1906 et 1911, recensements Saint Jean de Thouars

En 1906, François Constant travaille comme carrier à la carrière Benoist.
En 1911, il travaille comme ouvrier agricole chez Delphin Thiaurs.

Georges va à l’école jusqu’à 9 ans. On le voit, ci-dessous, en blouse d’école avec son père, sa mère et sa sœur Emilienne, sur la seule photo réunissant les quatres membres de la famille qui nous soit parvenue.

A gauche, Marie-Louise au 3ème rang qui tient le drap. A droite, François Constant qui porte les draps sur l’épaule. Au centre, Georges, mon grand-père, qui boude et Emilienne à coté de lui.

A 9 ans, Georges est placé comme garçon de ferme. Il dort au grenier, dans le foin, au-dessus des bêtes. Les rats lui tiennent parfois compagnie.
Le 20 avril 1912, son père François Constant meurt, seul, à l’hospice, dans des circonstances exactes que nous ne connaissons pas, mais vraisemblablement à cause d’un abus d’alcool.



En 1914, Georges a 12 ans et fait sa communion solennelle.

A 14 ans, Georges est pris en charge par son oncle Louis Auguste Chabosseau.
Georges travaille avec lui. Ils vont ramasser œufs, volailles, cochons dans les fermes puis les transportent et les vendent à Thouars.
Le camion qu’ils utilisent a été construit par le constructeur automobile Marius Berliet à Lyon en 1912 – 1913. A partir de 1914, la production de ce camion sera exclusivement réservée à l’armée pour le transport des troupes et du matériel d’intendance.

Le 1er décembre 1917, Marie-Louise Bichon, la mère de Georges se remarie avec Désiré Victor Pichot. Marie-Louise s’installe avec ses deux enfants, Emilienne et Georges chez Désiré Pichot à Louzy.
Georges ne s’entend pas avec son beau-père. Il passe le moins de temps possible à Louzy.

Le 8 février 1919 naît Georgette Pichot, la demi-sœur de Georges et d’Emilienne.

Le 27 octobre 1919, Emilienne, la sœur de Georges, meurt âgée de 22 ans de la maladie bleue (la tuberculose).
Pour Georges qui va bientôt avoir 18 ans c’est une terrible épreuve.
Il perd sa sœur qu’il aime alors qu’il vit chez son beau-père avec qui il ne s’entend pas.

Il ira bien souvent sur sa tombe à l’ombre des cyprès dans le vieux cimetière de Louzy, aujourd’hui détruit.

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Migration et installation de la famille Chabosseau dans les Deux-Sèvres

Pierre Chabosseau

Pierre Chabosseau est âgé de 35 ans lorsqu’il perd, en 1861, sa mère Marie Frouin le 29 octobre et son père Pierre Chabosseau le 15 novembre. L’acte de décès de Marie Frouin précise qu’elle vit de mendicité. La famille est très pauvre. La vie aux Bauxchênes, hameau de la commune du Voide est précaire.
Sept mois plus tard, Pierre se marie avec Louise Landais, de huit ans sa cadette.
Aux Bauxchênes, ils vont avoir trois enfants : Pierre Jean Joseph en 1863, Louis Auguste en 1870 et François Constant, mon arrière-grand-père, le 25 octobre 1872. Pierre est journalier, la soupe n’est pas bien grasse et le pain vient à manquer.

Pierre a appris qu’il y avait du travail dans les carrières du côté de Thouars dans le département voisin des Deux-Sèvres.
En 1880, toute la famille quitte Le Voide, parcourt à pied les 40 kilomètres du Voide à Saint Jean de Bonneval (aujourd’hui Saint Jean de Thouars), village voisin de Thouars, ou la famille s’établit.
Le chemin de fer arrivant à Thouars, les carrières de la Gouraudière, Ligron et Saint Jean ont un énorme besoin de main d’œuvre.

Carrières de Saint Jean de Thouars, Bulletin Municipal, 1976

Les recensements de Saint Jean de Thouars de 1886 et de 1891 indiquent que Pierre Chabosseau vit avec sa femme Louise Landais et leurs 2 fils les plus jeunes, Louis Auguste et François Constant dans le bourg.

1886, recensement Saint Jean de Thouars

1891, recensement Saint Jean de Thouars

Au recensement de Saint Jean de Thouars en 1896, les 2 fils les plus jeunes, Louis Auguste et François Constant n’habitent plus avec leurs parents et n’habitent plus à Saint Jean.

1896, recensement Saint Jean de Thouars


Le 7 juillet 1897 à une heure du matin Pierre Chabosseau décède dans une rue de Thouars. C’est le commissaire de police qui déclare son décès. Il est probable que Pierre avait trop abusé de boissons.

Pierre Jean Joseph Chabosseau

Dès 1881, Pierre Jean Joseph, le fils ainé, a quitté ses parents et ses frères pour être placé comme domestique chez Charles Cottenceau à la ferme de Beaugé sur la commune de Rigné. Commune voisine de celle de Saint Jean de Thouars. Il a 19 ans.
Dans cette ferme est aussi placée Louise (Marie Louise) Prioleau comme bergère. Elle a 16 ans.

1881, recensement Rigné

1886, recensement Rigné

Le 28 juin 1886, Pierre Jean Joseph Chabosseau et Louise (Marie Louise) Prioleau se marient.
Deux enfants vont naître de cette union : Marie Louise dite « Emilienne » en 1888 et Alcide Maurice en 1897.
Le couple rejoint bientôt la famille Prioleau au hameau de la Burotterie à Rigné. Ils vont y devenir agriculteurs et y feront leur vie

1891, 1896, 1901, 1906, Rigné Hameau de la Burotterie

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image-5.png.
Pierre Jean Joseph Chabosseau au mariage de mon grand-père Georges en 1926

1936, Rigné Hameau de la Burotterie

En 1936, Pierre Jean Joseph et Louise habitent toujours le Hameau de la Burotterie, leurs enfants ont quitté le domicile familial.

Louis Auguste Chabosseau

Nous retrouvons Louis Auguste, habitant le hameau de Boucoeur commune de Saint Varent, au recensement de 1896.

1896, recensement hameau de Boucoeur commune de Saint Varent

Il s’est marié avec Anastasie Gaury. Ils se sont installés à Boucoeur avec Célestine Clémence Louise Bernard fille qu’Anastasie a eu d’un premier mariage.

Louis Auguste travaille à la tâche pour la laiterie de Riblaire.

En 1901, son frère François Constant et sa petite famille sont venus s’installer à Boucoeur.

1901, recensement hameau de Boucoeur commune de Saint Varent

En 1906 son frère et sa petite famille ont quittés Boucoeur mais c’est sa mère Louise Landais qui est venue vivre avec eux.

1906, recensement hameau de Boucoeur commune de Saint Varent

Le 25 février 1909 nait le fils unique de Louis Auguste et d’Anastasie : Armand Louis Chabosseau.

Louis Auguste est réincorporé dans l’armée le 12 décembre 1914. Il a 45 ans.
Il arrive au 67ème Régiment Territorial d’Infanterie à Parthenay le 30 mars 1915.
Il va ensuite intégrer successivement, le 25ème Régiment Territorial d’Infanterie le 1er décembre 1915, le 10ème Régiment du Génie le 11 décembre 1915 puis le 2ème Régiment du Génie le 3 janvier 1917.
Le 17 juillet 1917, il est détaché aux travaux agricoles mais le 10 novembre 1917 il est de nouveau incorporé au 7ème Régiment de Hussards.
Il est enfin libéré des obligations militaires, le 10 décembre 1918. Il va avoir 49 ans.

Louis Auguste Chabosseau au mariage de mon grand-père Georges en 1926

En 1936, Louis Auguste et Anastasie (Rose) vivent toujours à Boucoeur avec leur fils Armand Louis (Amédée), sa femme Georgette et leurs deux enfants Mercédes et Frantz.

1936, recensement hameau de Boucoeur commune de Saint Varent

François Constant Chabosseau

A Saint Jean la famille Chabosseau a pour voisins la famille Bichon. Aux recensements de 1886, 1891 et 1896 les familles Chabosseau et Bichon habitent côte à côte à Saint Jean de Thouars.

Jean Louis Bichon et Marie Philomène Guéret, son épouse, se sont mariés le 29 novembre 1877 à Saint-Clémentin et sont arrivés à Saint Jean de Thouars entre 1881 et 1886.
De cette union sont nés 7 enfants : Marie Louise née en1878, Eugène Joseph Désiré en 1880, Eugénie Octavie en1883, Joséphine Louise Anne en 1884, Louis Léon Edouard en1886, Eugène Joseph Désiré en1890 et Honoré en1895.

Marie Philomène Guéret – Bichon en 1930

François Constant Chabosseau et Marie Louise Bichon se marient à Saint Jean le 25 janvier 1897, François a 24 ans, Marie Louise 18 ans.
Les témoins sont :
Louis Auguste le frère de François, il a 26 ans, habite Boucoeur et travaille comme carrier,
René Chalopin, domestique habitant Thouars, âgé de 38 ans, ami de François,
Etienne Bichon, l’oncle de Marie Louise et Louis Cotin un ami de Marie Louise.

De cette union vont naître deux enfants :
Emilienne Octavie le 5 décembre 1897
Georges Emile, mon grand-père, le 13 février 1902

Marie-Louise au 3ème rang qui tient le drap, François Constant qui porte les draps sur l’épaule, Georges, mon grand-père, qui boude au centre, Emilienne à sa droite

Aux recensements de 1906 à 1911 François et Marie Louise sont revenus à Saint Jean, ils habitent Chemin d’intérêt commun n°35 de Thouars à Saint Varent.
En 1906 François travaille comme carrier à la carrière Benoist.
En 1911 il travaille comme ouvrier agricole chez Delphin Thiaurs.

1906 et 1911, recensements Saint Jean de Thouars

François Constant est porté sur la boisson et quand il a un coup dans le nez…
En 1905 alors qu’il effectue une période d’exercices en tant que soldat de réserve, il écope de 6 jours d’emprisonnement pour coups et blessures.

François Constant meurt le 20 avril 1912, seul, à l’hospice.

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Thouars, la ville cheminote

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L’appareil photo de Magdeleine : une demi chambre Gambs unicom

Joseph Gambs, opticien à Lyon

Autres - Delcampe.fr

Joseph Gambs, opticien au 8, place des Jacobins à Lyon, succède en 1903 à F. Gueugnon dans l’ancienne Maison Boulade, fondée en 1856. Boulade avait fabriqué un arc électrique à point lumineux fixe pour la lanterne vendue pour le Cinématographe Lumière. Joseph Gambs propose quant à lui des tireuses cinématographiques, fabriquées à partir de projecteurs Lumière.

En 1906 – 1907, Il travaille avec Rodolphe Berthon sur le problème des projections cinématographiques en couleurs naturelles par l’utilisation d’écrans sélecteurs trichromes. Berthon continuera seul les recherches qui aboutiront à la naissance du film gaufré. Dans les années 1910 -1920, Gambs propose dans ses catalogues des appareils photos de toutes marques ainsi que des appareils de cinéma Demaria ou Pathé. En 1912, Gambs est également distributeur pour Lyon des projecteurs Ernemann.

La demi-chambre GAMBS unicom

C’est un folding à plaques de verre 9×12 de l’ingénieur-constructeur (c’est marqué sur la plaque du boitier) lyonnais Gambs.
Sur cet appareil à soufflet double extension en cuir, avec décentrements horizontal et vertical par vis de régage fin, niveau à bulle rond et viseur avec cache escamotable de protection de la lumière ambiante, de nombreuses pièces métalliques sont chromées.
Pour sortir et rentrer l’ensemble optique-obturateur de sa boite, il faut appuyer sur la petite barre centrale, ce qui débloque le mécanisme de coulissement sur le rail.

En voyant le double affichage des distances et les deux curseurs se déplaçant sur le rail, on comprend que l’on a un objectif à deux focales.

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Comment j’ai fait la connaissance de Magdeleine

A la recherche d’un Yashica Mat 124 pour l’anniversaire de Louise

Nous sommes en février 2016. Nous allons fêter les 20 ans de Louise, le 27 avril prochain. La passion de Louise: la photo. Depuis quelques années déjà elle réalise des portraits. Des portraits de ses amies et connaissances qui deviennent devant l’objectif, des mannequins, des égéries pour des marques imaginaires. La découverte des photographes Vivian Maier et Saul Leiter, du peintre Edward Hopper lui ont donné l’envie de réaliser des photos de rue.

Des photos de rue… mais avec un appareil du type que celui que tient Vivian Maier dans son autoportrait ci-dessus, un reflex 6×6 type Rolleiflex. Oui, le Rollei, c’est la rolls de ce type d’appareil… Le prix est en conséquence. Le choix se porte vite sur un Lubitel, bof, bof… ou sur un Yashica. C’est pas mal, le Yashica, ça semble même bien…

La chasse au Yashica s’ouvre dès le début février pour être sûr d’en trouver un avant la date de l’anniversaire. Consultation de sites spécialisés dans la vente d’appareils photos anciens, de journaux, de revues s’enchainent. Peu de pistes réelles existent. Le Bon Coin, pourquoi pas ? Quelques annonces correspondent à ma recherche mais les vendeurs sont situés à Annecy, Strasbourg et Antibes. Un peu loin pour se déplacer et faire l’acquisition…

Une annonce attire mon attention. Un Yashica Mat 124 est à vendre au sein d’un lot d’appareils anciens. Le vendeur habite le Chateau d’Olonne en Vendée à 180 kms de Mazé. C’est jouable!!!
Un échange de mails a lieu avec le vendeur :

Annonce « Collection appareils photos, caméras, polaroïd » sur Leboncoin.fr
Bonjour, 
Il reste 15 appareils anciens (2 ont été vendus le premier à droite sur la photo et le mini dans dans une housse cuir) et les caméras.
Pour le reste ils sont dispo, j’ai d’ailleurs en plus quelques plaques photos d’époque…
Faites moi une offre « sérieuse », et surtout dites moi si il faut les expédier, auquel cas prévoir les frais de transport en plus.
Cordialement
Serge Thomer

Monsieur Thomer est un collectionneur. Il se sépare de ses appareils photos. Il collectionne beaucoup d’autres objets et il déménage prochainement dans une maison plus petite. Il est ravi d’apprendre que sa collection est destinée à une jeune fille de 20 ans, passionnée de photos.
Nous convenons de nous retrouver, tout début mars, sur l’aire d’autoroute qui se trouve proche du site du Puy du Fou, pour faire l’échange.

La veille de notre rendez-vous, je reçois un appel téléphonique de l’épouse de Monsieur Thomer. Son mari a fait une chute alors qu’il effectuait une réparation sur le toit de leur maison. Il a été hospitalisé à Nantes, dans un état grave. Il ne pourra pas honorer la rencontre prévue.

La déception est grande.

Quelques jours plus tard, je rappelle Madame Thomer pour prendre des nouvelles de son mari.
Son état de santé est un peu moins grave que ce qu’elle avait imaginée, mais reste sérieux. Ils ont échangé au sujet des appareils. Son mari est désolé pour nous… Il propose que sa femme apporte la collection à Nantes et que notre rencontre ait lieu à l’hôpital…

Fin mars, après d’autres échanges, nous convenons finalement que je vienne au Château d’Olonne, rencontrer Madame Thomer pour prendre possession des appareils photos.

Au Château d’Olonne nous rencontrons Magdeleine

Madame Thomer, nous donne, tout d’abord, des nouvelles de son mari. Il va mieux. Puis, nous apporte les cartons contenant le trésor, dans l’entrée du sous-sol. Et des cartons, il y en a. Appareils photos, caméras, sacs, étuis de transport, le volume est plus important que ce que nous imaginions. Nous époussetons, trions et transportons les cartons dans notre voiture. Après quelques échanges et avoir pu voir les collections de cannes et de solex de son mari, nous prenons congé de Madame Thomer et prenons la direction du centre des Sables d’Olonne pour y trouver un restaurant de fruits de mer.

Alors que nous en étions au dessert, Madame Thomer nous rappelle. Pouvons nous revenir la voir. Elle a d’autres choses à nous montrer…

Elle nous montre une belle chambre photographique que Monsieur Thomer veut conserver et nous informe que l’un des appareils de la collection a été la propriété de l’une de ses ancêtres : Magdeleine Bernard.

Son arrière grand-mère, Magdeleine a eu une vie exceptionnelle. Partie en Russie à pied, elle est devenue préceptrice des enfants du Tsar Alexandre III. Revenue à Ars sur Formans, elle devient l’une des premières femmes photographes françaises.

Un article lui est consacré dans le document que nous montre Evelyne Thomer : « Ars sur Formans – Une grande histoire ».

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Yashica Mat 124G

Les Yashica Mat

Le Yashica Mat est apparu en 1957. Les Mat 124 et Mat 124G furent fabriqués de 1970 à 1986. Ce clone des Rolleiflex fut le dernier d’une série de variations sur le thème des reflex bi-objectifs par la firme japonaise. Il apparut alors que ce type d’appareil était totalement passé de mode. Le pari fut réussi néanmoins. On en trouve aujourd’hui, quelquefois, dans les bourses photo.

Description

Le Yashica Mat 124 G est un appareil photo reflex 6 x 6 bi-objectifs de bonne qualité qui permet d’aborder le moyen format pour un prix modique. Entièrement mécanique (pas besoin de pile ou batterie sauf pour la cellule-posemètre d’usage facultatif), le Yashica Mat 124 G est un appareil modeste a priori mais confortable et de fabrication presque cossue. Outre la qualité des matériaux et de la finition, le simple fait d’avoir un posemètre intégré et un armement couplé à l’avancement du film sont des qualités indéniables.

Très agréable à utiliser, il accepte les pellicules 120 et 220. L’objectif est du type Tessar à quatre lentilles, formule connue pour autoriser des images très contrastées. Utilisé avec soin et en fermant un peu le diaphragme, le Yashica Mat permet des photos effectivement plus détaillées qu’un 24×36. Il est donc un bon choix pour qui veut se mettre au moyen format à peu de frais.

On peut trouver en option un pare-soleil et des compléments grand-angle et télé. Ci-contre, le complément télé qui donne unefocale d’environ 120 mm sans modifier l’ouverture relative, c’est à dire qu’il n’est pas nécessaire d’ajuster la cellule lorsqu’on s’en sert. Cependant le piqué de l’image s’en ressent et un fort vignettage apparaît lorsqu’on ferme le diaphragme au-dellà de f/8.

Utilisation

Le Yashica Mat 124 G s’utilise sans souci. Les différents contrôles reprennent la disposition des Rolleiflex, une formule qui a fait ses preuves. L’écran de visée n’est pas très clair ce qui ne facilite pas la mise au point, surtout en basse lumière, mais reste tout à fait utilisable. L’ouverture du capuchon de visée allume la cellule qui, n’étant pas d’une extrême précision, pourra avantageusement être remplacée par un posemètre à main. Il n’est cependant pas très discret, l’armement étant très bruyant.

Le son fait « crrrrrrrk zip clic-clac ». Le crrrrrrrk est le bruit de la manivelle d’avance du film. Le zip est le bruit que fait la manivelle quand on la remet en place pour armer l’obturateur. Le clic est le bruit de l’obturateur à 1/500 s et le clac le bruit du déclencheur qui reprend sa place.

Accessoires

Pare - soleil et bouchon d'objectif
Pare – soleil et bouchon d’objectif
Complément télé (devant celui pour l'objectif de visée, derrière celui pour l'objectif de prise de vue)
Complément télé (devant celui pour l’objectif de visée, derrière celui pour l’objectif de prise de vue)
Sac de transport
Sac de transport

Exemples de photos prises avec un Yashica Mat 124

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Femmes d’Anjou, sortez de l’ombre

Femmes d’Anjou, sortez de l’ombre
Du Moyen Âge à nos jours
240 biographies de Femmes d’Anjou, 250 illustrations et encadrés, pour vous faire découvrir par thématique ces Femmes d’Anjou.

Université Angevine du Temps Libre – UATL
Editions du Petit Pavé

Des femmes angevines qui ont marqué leur époque dans les arts, la littérature, la vie politique, la résistance, la vie culturelle, religieuse, ou tout simplement la vie de tous les jours. Au fil de votre lecture, vous croiserez Aliénor d’Aquitaine, La Mathie, qui reçut Henri IV dans son jeu de paume du Pélican, ou encore La Belle Angevine, dont le mariage a été entériné par le Pape !!! Charlotte Blouin à laquelle de nombreux malentendants sont toujours reconnaissants. Des femmes qui se sont illustrées pendant les Guerres de Vendée, des Résistantes de la Guerre 1939-1945 comme Marie Talet, ou au siècle dernier, des femmes célèbres dans la vie artistique comme Gaby Morlay… la vie politique comme Ginette Leroux, première femme députée en Anjou ! et combien d’autres qui n’ont jamais renoncé à aller jusqu’au bout de leurs engagements. Quelques noms de femmes d’exception, glanés ici et là, ont contribué à faire connaître en leur temps ce beau pays d’Anjou.

L’Université Angevine du Temps Libre (UATL) est une association loi 1901 ouverte à tous les seniors
Son but est de lutter contre l’Isolement, l’Inactivité et le sentiment d’Inutilité dans un esprit d’échange en développant la curiosité et l’acquisition de connaissances. Elle propose plus de 300 activités chaque année ainsi que des conférences, des voyages et une bibliothèque. Fonctionnant, sur la base du bénévolat, elle compte 400 bénévoles animant les ateliers et 3200 adhérents.

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