Le chat gris

Le chat gris
Est pris
Le chagrin
S’égrène

La Crilousière

Voyage dans le temps

Tombée de la nuit
Feu de bois
Un cône de fumée s’enroule et s’élève
De la chaumière maisonnée
Quelques gnomes doivent se cacher
Derrière quelques haies, tout près.

Au loin, des véhicules se croisent
Tous feux allumés
Ce n’est pas, au moyen-âge
Que nous sommes arrivés.

Ose

Pas de bévue,
Développe l’arme absolue
Retrouve les douceurs entrevues
Dans d’amours déçus.

La doucereuse douceur
Est sans prouesse
Laisse parler ton cœur
Avec hardiesse.

Être présent

Je suis cette voiture qui passe
Je croise vos vies
Sans laisser de traces

Je ne suis pas de ceux qui suscitent l’ennui
Ni, de ceux que l’on jette à l’oubli

Absorber par le temps
Jusqu’à l’absence ;
Je peux être, à l’instant,
A l’écoute de vos tourments

Laisser-aller

La toue cabanée
Tousse
S’enroue
Puis, s’ébroue

Bruisse
Glisse
Au fil de l’eau
clapotante

Sourire en question

Vont-elles descendre
De décembre
Au printemps
En prenant tout leur temps ?

Ou bien,
Mine de rien
Allumer nos désirs
En un seul sourire ?

Es-tu de moi ?

Le doute, ce poison, ce gâcheur de joie
S’insinue en moi,
Suis-je ton père, à toi ?

Qu’importe, petite complice
Tu es ma fille, ma miss.

Vent léger

La fleur au vent s’envole
L’oiseau s’en désole
et s’enfuit

Rage dedans

J’ai une dent contre toi
Douleur
Dent de sagesse
Mon œil…

Un tressautement,
lancinant,
traverse mon crâne…

Pas le temps

De temps en temps
C’est la valse à mille temps
Pas de juste à temps
Pas le temps de prendre son temps
C’est l’urgence, le foisonnement
La tempête des sentiments

Sidérant spectacle

En plein ciel,
J’retourn’rai la terre,
J’retrouv’rai la lune
Je criblerai le sable,
D’amour et de poussière.

La Mauve s’enorgueillira
d’être ma compagne.
Les uns et les autres,
se culbuterons, se bousculerons
pour savourer ce spectacle.

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